Depuis déjà de nombreuses années, des activités de haute technologie à haut risque (aviation, centrales nucléaires) ont recours à la simulation pour maintenir leur personnel à un niveau de compétence et de performance optimal.

D’après la haute autorité de santé (HAS), la simulation en santé correspond « à l’utilisation d’un matériel (comme un mannequin ou un simulateur procédural), de la réalité virtuelle ou d’un patient standardisé, pour reproduire des situations ou des environnements de soins, pour enseigner des procédures diagnostiques et thérapeutiques et permettre de répéter des processus, des situations cliniques ou des prises de décision par un professionnel de santé ou une équipe de professionnels. »

Le premier type de simulation, dite simulation haute-fidélité repose sur des « mises en situation » d’une personne ou d’une équipe dans un environnement le plus réaliste possible. Les instructeurs-formateurs observent la gestion de ces situations (application de procédures normales, incident, accident, situation de crises..) par le ou les personnels puis au cours d’un débriefing analyse avec eux les points positifs et les points négatifs en donnant dans ce cas les propositions pour palier aux déficiences.

En se basant sur ces expériences et ces mêmes principes, depuis maintenant plusieurs années des centres de simulations médicales se sont développés en Amérique du Nord et dans les pays Nord européens.

  • On y gère des situations d’urgence ou d’anesthésie-réanimation à haut risques pour les malades.
  • Les patients sont remplacés par des mannequins « haute fidélité » qui peuvent mimer les grandes fonctions vitales (respiration, circulation, neurologie…) et sur lesquels sont praticables tous les gestes d’urgence.
  • Avant la séance de simulation et en fonction de l’objectif pédagogique à atteindre, un scénario de situation clinique est élaboré par les formateurs et programmé au mannequin qui se comportera comme un vrai malade dans une telle situation.
  • Au cours de la séance, les instructeurs observent comment les stagiaires gèrent la situation (raisonnement médical, gestes, comportement individuel et comportement en équipe, qualité de la communication…). Une installation audio-vidéo permet d’enregistrer la séance.
  • A l’issue immédiate de cette séance, instructeurs et stagiaires se retrouvent pour un débriefing permettant de dégager les points forts (à renforcer) et les points faibles (à corriger).

En suivant ce lien, vous pouvez retrouver nos simulateurs haute-fidélité. La majorités de nos formations font appel à la simulation haute-fidélité

 

A côté de cette simulation « haute fidélité », existent des formations d’apprentissage et de perfectionnement de gestes techniques ou simulation procédurale (ventilation au
ballon, intubation, compressions
thoraciques externes…) nécessitant des mannequins inertes et des simulations sur console informatique permettant au stagiaire, par un travail individuel, d’apprendre ou de réviser des procédures d’urgence et de s’auto-évaluer.

En suivant ce lien, retrouvez nos simulateurs procéduraux.

 

Dans le contexte de formations nécessitant d’évaluer et d’appréhender des problématiques de communication et de relations humaines, nous pouvons également recourir :

  • soit à des patients standardisés, c’est à dire des acteurs jouant le rôle de patients, de proches ou de professionnels de santésimulation, formation, patient standardisé, annonce difficile
  • soit à des patients experts, c’est à dire des patients jouant leur propre rôle et connaissant de ce fait parfaitement la pathologie dont ils souffrent, pathologie qui est le au centre de la formation à laquelle ils participent.

Notre formation “Annonce difficile” fait appel a des patients standardisés.

 

A côté de ces types de simulation “classiques”, se développe depuis plusieurs année la simulation numérique en santé.

Celle-ci comprend plusieurs outils qui sont principalement :

  • Les technologies immersives de type Réalité Virtuelle, Réalité Augmentée ou Réalité Mixte. Celles-ci permettent soit de plonger l’apprenant dans un univers 3D complètement recréé pour la formation, soit d’ajouter des informations ou des éléments 3D à la réalité. Avec le développement des casques de réalité virtuelle grands publics depuis 2016, cette technologie sera de plus en plus présente dans les centres. Dans cette logique, nous allons acquérir un simulateur de cœliochirurgie incluant un casque de réalité virtuelle avant la fin de l’année 2018. Nous avons également plusieurs projets en cours de développement autour de la réalité virtuelle.
  • Les simulateurs numériques procéduraux comme les simulateurs de cœliochirurgie, d’endoscopie digestive ou bronchique, de radiologie endovasculaire ou de cardiologie interventionnelles permettent de recréer des conditions proches du réel, avec des sensations réalistes grâce à des systèmes haptique à retour de force. L’avantage de ces simulateurs est de pouvoir apprendre des procédures, s’entraîner à des gestes complexes et invasifs, les répéter de nombreuses fois jusqu’à les maîtriser avant de les réaliser sur un patient. Aux États-Unis, à l’instar de l’aéronautique, certains gestes invasifs ne peuvent être réalisés sur un patient avant de les avoir réussi parfaitement de nombreuses fois sur un simulateur. C’est dans ce souci de qualité et de sécurité des soins que nous désirons développer cette activité au sein de notre centre dans les années à venir.
  • Les serious games (ou jeux sérieux ou simulateurs numériques médicaux) : il s’agit de jeux vidéos dont l’objectif est “sérieux”, c’est à dire pédagogique avec des ressorts ludiques issus du jeu vidéo ou de la simulation informatique. Ce sont donc des jeux vidéo dont l’utilisation dépasse le seul divertissement et permettent d’apprendre, de se perfectionner de manière ludique. Les possibilités sont illimitées : réanimation cardio-pulmonaire, simulateur d’anesthésie, consultations virtuelles, prise en charge de pathologies graves (hémorragie de la délivrance, traumatisme grave, …), etc.
  • Quand un apprenant vient pour une séance de simulation, il a souvent des savoirs théoriques déjà importants. Toutefois, il peut être intéressant de faire une mise au point sur les savoirs qui seront mis en application lors de la séance de simulation. Pour se faire nous allons développer deux outils :
    • Une plateforme de e-learning pour pouvoir apprendre/réviser avant la séance de simulation.
    • Des applications mobiles pour pouvoir quitter notre centre avec dans la poche l’ensemble des connaissances théoriques indispensables en rapport avec la séance de simulation.

Vous pouvez, en suivant le lien suivant, nos simulateurs numériques.

 

La simulation médicale permet d’apprendre à gérer correctement des situations à haut risque (anesthésie, réanimation, urgence) en les recréant  à l’identique autant de fois que nécessaire, et sans aucun danger pour les patients. L’adage de la simulation est “Jamais la 1ère fois sur un patient”.